mardi 26 mai 2009

SE FACHER TOUT ROUGE !

SE FACHER !
Y'a comme un retour à la guerre froide des Communistes. Ne sentez vous pas ce silence tendancieux et le calme apparent ? N’avez-vous pas l’impression que le mariage était arrangé ? Ne percevez vous pas ces fissures, ces regards, ces traitrises, ces manigances, ces lâchetés et toute la haine qui finalement ne les avait jamais quitté ? La scène est pleine d’hypocrisies, le jeu des comédiens est des plus déplorables. Qui pensent-ils berner ? J’ai ce sentiment récurent que les protagonistes se détestent prodigieusement et que chacun dans son ombre guette l’ennemi dans l’attente de le frapper.

Comme à ce puéril Conseil municipal ouvert au soit disant public qui apportait la révolution dans les chaumières communistes par cet improbable vote des finances communales. Rappelez-vous notre bon Maire prêt à se fâcher «tout rouge !» si l’Etat ne tenait ses promesses et l’entendre ne pas répondre longuement à une question posée pourtant si simple :
Se fâcher tout rouge !
« Quel est le chiffre exact du déficit ? ».
Se fâcher tout rouge !
Avez-vous entendu les élus socialistes ? Pas un mot, pas un geste, quelques mouvements gênés qui traduisaient non sans mal leur inconfort à siéger dans cette mascarade. Rendez vous compte, j’ai fait là, le seul résumé valable de ce rendez vous ! Rendez-vous compte à quelle point nous sommes entrainé par le fond !

La tension est palpable, on pourrait même en faire des tranches.

Tout est éclaboussé par ce combat de coup bas. Prenez les syndicats de la mairie, ne les cherchez pas, il n’y en a que deux : la CGT et Sud. Habituellement, les syndicats luttent contre l’oppression des patrons et viennent en aide aux travailleurs. La configuration Grignoise est d’un tout autre ordre. Ici, ils s’affrontent entre eux à coup de déclarations plus ou moins douteuses et de dénonciations proprement scandaleuses. La Guerre y est brulante, mené tambour battant par la volcanique déléguée syndicale Sud qui n’hésite pas à mettre les doigts dans le caca du CACS. Les combats y font rage et la violence n’est plus simplement dans l’air qu’ils respirent mais aussi dans les mots et les gestes, comme à cette assemblée où les couteaux ont été tirés. Vous pensiez le départ de l’ancien Directeur Général des Services, un scandale planétaire, il ne s’agissait que d’un pamphlet destiné à amuser quelques chiens galeux. Le temps de l’impunité semble bien avoir passé.
SE FACHER !
Je ne suis pas de celle qui se réveille d’un merveilleux rêve, même si la rumeur intense nous annonçait il y a peu que notre bon maire allait céder sa place au valeureux jeune poulain, Philippe RIO, bien que cette idée m’apparaisse comme stérile et amer. La situation, aujourd’hui, ne permet plus une telle prise de risque. Nous vivons maintenant l’histoire de ce couple qui se déteste, qui se reproche toutes les infidélités prouvées ou non. Ils ne se parlent presque plus, s’apprêtent à se quitter. Mais, ils ne sont pas encore prêt, la maison, les enfants, les crédits et les comptes joints, il faut se défaire de tout et ne rien partager.

N’avez-vous pas remarqué ces affiches d’un nouveau genre qui apparaissent partout ? Et ce meeting, organisé sur notre front, dans notre ville. Si cela, ce n’est pas une déclaration de guerre en bonne et due forme des communistes et des nouveaux révolutionnaires Castelvirois à l’encontre de l’autre moitié de notre handicapante majorité, alors je me demande bien ce que c’est ? Êtes-vous dupes ? Pas moi !
Se fâcher tout ROUGE !

" La crainte de la Guerre est encore pire que la Guerre elle-même. " Sénèque.

mercredi 4 mars 2009

Etat des lieux


On ne vous livre aucun scoop, y'a qu'à ouvrir les yeux pour comprendre que la situation n'a rien de très réjouissant. Promenons nous un peu dans notre belle ville. Marchons dans nos quartiers rassurants. Si si, surtout si on n'y vit depuis longtemps. Bon, c'est vrai, il parait que la délinquance a diminué dans les secteurs les plus sensibles, grace au commissaire Marchand, ce type grand et solide avec une tête de poupon, vous savez bien, on en parle dans le parisien. D'après la police, ça a explosé là où on devrait normalement dormir tranquille. Mais, il faut aussi dire que les forces de l'ordre, bien caché dans leur abri atomique, enfin si quelqu'un se cache dedans, on se demande même comment y entrer, ne prennent plus les plaintes, à part celle des quartiers bobos de la ville, puisque tout explose chez eux.

Et puis je me souviens de cette assemblée de gros bras (la police, le préfet, les pompiers...) soit disant pour renouer le dialogue entre la population, la mairie et les autres. Belle rigolade. D'abord parce que la population était trié sur le volet, mais bon, ça je peux le comprendre, surtout qu'y'a du dénigrement d'un côté comme de l'autre. Et puis, il s'est dit des trucs que tout le monde savait déjà, des trucs sur l'incivilité de la police, l'injustice faite aux pompiers (eux je les plains, c'est vrai) et des médecins d'SOS qui viennent plus chez nous. Ouais des trucs de la préhistoire quoi. Même si je dois avouer que pour une fois, tout le monde était là, même le Commissaire Marchand, qui doit pas rigoler tous les jours, mais je l'avais quand même trouvé intéressant et puis, il était là. Aujourd'hui, c'est la tuile, si lui qui devrait être irréprochable se met à se conduire comme un humain des quartiers, où va le monde ? C'est dommage, y'avait bien un truc qui démarrait, l'échange et le respect.

Enfin bon, s'en est où cette histoire ? C'est vrai, on le sait, le maire déteste complètement le préfet et la police, mais moi j'y ai cru à ce retour à la discussion. Bon, c'est vrai je suis naïve, mais l'Elu qui bégaye trop tellement il est timide, il avait l'air d'y croire lui aussi. Enfin quoi, ça avait la classe son histoire de lutte contre les discriminations et d'égalité des chances. Le maire veut peut être plus en entendre parler ? C'est vrai que c'est pas bon pour son commerce si d'un coup, d'un seul, le préfet et la police devenaient fréquentables. Il lui faudrait trouver quelqu'un d'autres pour taper dessus.

Marchons encore un peu. On s'trouve où ? Ouais, c'est la mission locale... et en plus, elle est ouverte. Il fait chaud et on y trouve des journaux, bon j'avoue faut savoir lire. On est accueilli par un pur bogoss, un mec trop, trop, mais alors trop sympa. Le genre de mec que t'a trop envie de serrer dans tes bras, avec ces yeux de lover, bleu comme la mer. Le style de gars, tu sens qui va se défoncer pour toi. Il connait tout le monde et il est vraiment, mais trop gentil. Quand il est pas là, carrément pas la même ambiance. Mais c'est vrai, faut reconnaitre qu'y'a quand même des gens super sympas qui se débrouillent, qui sont près à te rendre service et à pas te laisser dans la merde. Par contre, y'a de ces loosers à la mission locale. De ces conseillers qui t'apportent rien comme aide ou comme réponse. On dirait presque que c'est une question de principe. La mission locale c'est simple, t'en apprend plus à l'accueil ou en atelier CV qu'avec certain conseiller. Mais la grosse blague de la mission locale, c'est la blonde... elle nous tape un de ces styles et de ces regards en coin quand elle passe pour aller chercher un café. Elle, vraiment, c'est une erreure de casting, c'est la championne du mauvais goût. En plus, elle parle trop mal aux gens qui s'occupent de l'accueil et à nous aussi des fois. On dirait qu'elle aime trop afficher tout le monde, qu'elle veut montrer que c'est elle la boss.

J'espère trop qui vont faire le ménage dans cette grosse blague de mission locale parce que la vérité c'est qu'on peut pas être la ville la plus jeune de l'Essonne et avoir une mission locale comme ça, avec quelques pros et plein d'amateurs. J'espère que Fatima Ogbi qui s'occupe de l'emploi, je crois, va nous mettre un bon coup de balai. Faut commencer par virer la blonde.

Pour l'instant, on peut toujours aller taper au bureau du maire pour se trouver un taf. Lui, il est sympa, enfin si tu prends ta carte au parti, ou si tu mesures 1m80, que t'as des gros bras et que tu sors de prison, c'est encore mieux, il te trouve un bon boulot le pépère.

Faisons un petit tour du côté des tours et de la presqu'histoire sans fin des ascenseurs. Parce que là, y'en aurait des choses à dire. A commencer par la colère de ceux qui habitent si haut que toute sortie devenait une affaire sérieuse, voir vitale. Et imaginez leur rage, peut-être même la mienne, putin de rage ! Pardon ! Mais bordel, n'imaginez rien du tout, vous le savez déjà. Avec quelle indifférence on a traité les habitants du quartier, avec quel mutisme on a snobé les appels au secours. La mairie d'abord de nous mentir sur les responsabilités, biensur comme toujours, c'est de la faute du préfet, ça le préfet, c'est le champion du monde, toute catégorie des fautifs, faudrait le mettre en prison, tellement il est criminel, enfin si on en croit ce que dit le maire à toutes les sauces. Et puis la faute aussi d'OTIS, mais là, je suis un peu d'accord. Et puis d'accord aussi un peu pour le préfet, mais quand je vois aujourd'hui le maire se pavoiser à dire à tout le monde que c'est LUI qui les a réparé, là je dis que c'est mesquin, que c'est la pire des mauvaises foi que j'ai entendu de toute ma jeune vie ! LUI, qui est incapable de tenir la moindre négociation avec qui que ce soit, tant tout ce qu'il sait dire c'est que c'est de la faute de tous les autres, mais jamais de la sienne. Là, je dis trop c'est trop ! Faut pas prendre les gens pour des cons non plus ! Mais alors si ce n'est pas lui, qui c'est ? Peut-être ce type, plutôt grand et puis aussi ce collectif fâché ?

Dans le site concurent et plus âgé, y'a un anonyme qui proposait une table ronde. ça c'est une chouette idée ! Le maire y s'défilerait surement ou alors il arriverait avec toute sa clique, la pire, c'est la Martine Vincent, elle est toujours prête à partir en guerre. Il nous dirait encore et toujours que c'est la faute du préfet, d'ailleurs, il parait que la ville à plus de sous et que c'est parce que l'état lui doit 6 millions d'euros. Tout ça parce que la ville ne vit pas au dessus de ses moyens, mais que quand même elle dépense et elle se demande comment. L'année prochaine, on nous dit que ce sera pire. Bon, ça a pas l'air si grave, puisque ça fait longtemps que ça dure. C'est vrai quoi, rappelez vous tous les ans la même réunion sur le budget avec la Martine qui proposait toujours de faire la révolution chez le préfet. Pauv'préfet ! Enfin, ça doit pas être si grave, puisque rien ne bouge, sauf la Martine biensur.

Tiens, pas plus tard qu'hier, je me suis promené dans la mairie. J'ai fait comme si je voulais un rendez vous, je verrai bien si on me le donne. Alors que le site concurent l'appelle château, moi je trouve que c'est pas assez classe et qu'il y fait trop chaud pour un château. Sauf que j'aime les supers posters qui z'ont accrocher dans les couloirs, je vais essayer d'en chiper un un jour. C'est bizarre d'ailleurs que personne n'ait encore essayé ?